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D2 (ex D3) chronicles

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mercredi, mai 21 2008

le melon j'vous dis, le melon

 

 

Le classement du mois de mai est tombé et vous noterez que depuis le début 2008 j'ai tout fait pour me mettre en avant, je suis chaque mois systématiquement soit en tête du classement des plus belles progressions soit en tête du classement des plus belle tôles. Eh oui, l'essentiel est que l'on parle de moi, en bien ou en mal mais que L'ON PARLE DE MOI, j'en ai besoin pour vivre, je ne me nourris que de notoriété et de petits articles dithyrambiques, je jouis littéralement à voir chaque mois ma petite photo sur ce blog, j’exulte grave dès que mon nom apparaît au détour du moindre article, en fait j’ai pris le melon, la grosse tête, je m’sens plus pisser, ni pêter d’ailleurs (contrairement à Patrice M qu’on sent pêter…).

Mon rêve secret serait que la salle de ping porte mon nom :  Salle Patrice D ! ça aurait de la gueule non ? Voire pourquoi pas le club ! : Patrice D TTC. Mais attention, tout ça de mon vivant ! Il est hors de question d’attendre ma mort pour me rendre hommage, manquerait plus que ça. Faut que j’en profite merde !

 

Les esprits tordus (il y en a au club croyez moi) diront que tout ça c’est pour me faire mousser, que je suis en campagne pour piquer la place de jacouille à la prochaine AG (qui devrait avoir lieu le vendredi 6 juin si vous êtes d’accord), que j’veux être président à la place du président, que ma stratégie de communication est évidente et clairement calquée sur celle de Nicolas S : occuper les médias par tous les moyens pour rendre mon élection évidente aux yeux de tous, et patati patata…

Alors moi je dis  - C’est quand même extraordinaire que dans ce pays on ne puisse pas jouer tranquillement au ping pong le dimanche matin avec ses amis sans que l’on vous prête des intentions malveillantes !  (cette phrase doit être lue en faisant des petits gestes saccadés de l’épaule gauche, vous verrez elle aura plus de gueule…).

 

Tiens, pendant qu’on me donne la parole, Fabrice, t’oublie pas que c’est toi qui est préposé à la préparation du tournoi interne vu que t’es le gagnant en titre, faudrait que tu trouves une date rapidement parce que ça va être serré serré dans les semaines à venir.

Et puis cette année je gagne comme ça on parlera de moi et y aura ma photo sur le blog…

 

Bonnes vacances

 

PS : L’année prochaine, les chroniques de la D3 changeront de nom, elles s’appelleront désormais « les chronique de la D2 » (jusqu’à Noël, à partir de janvier 2009 elles reprendront leur nom…)

 

Pat

mercredi, avril 9 2008

Coach Cécé

Coach Cécé,

 

Au fur et à mesure des chroniques de ce blog, il ne vous a pas échappé que le D3 avait opéré une véritable mue à l’entame de cette nouvelle année. Celle qui faisait doucement sourire ses adversaires qui savaient pertinemment que nous rencontrer était synonyme d’une victoire assurée (11-9 comme il se doit) fait maintenant peur aux plus ambitieux d’entre eux. Parlez en à p’tit mars qui descendait de D2 avec la ferme intention d’y remonter dare-dare, bah après nous avoir rencontré ils sont plus près de la D4 que de la D2 (descendre de 2 divisions en 4 mois ça doit foutre les boules…)

 

Avant, toute belle était considérée comme perdue avant d’être jouée, maintenant remonter deux sets ne nous fait plus peur, seul Fabien à encore quelques errements et refuse de céder à la facilité en mettant un point d’honneur à perdre tous ses moyens dès qu’il sent que la victoire est proche (c’est son côté tennisman français, on lui en veut pas, ça fait partie de son charme). Lucio est devenu une véritable machine de guerre, il a un petit côté Chabal qui ne vous a sûrement pas échappé, sa spécialité : faire pleurer les p’tits jeunes, il adore !

Nono, ah Nono ! elle ne me l’a jamais dit mais je suis sûr que ce qui la motive le plus c’est de battre des mecs, elle a une sorte de jubilation semi mystique à foutre une taule à un gros con de macho qui la prend de haut, ces gros dégueulasses qui commencent la partie avec un sourire narquois de carnassier et des blagues à deux balles et qui finissent blêmes, la queue en berne avec un cinglant 11-8, 11-5, 11-2 dans leur pauv’ gueule de gros con !

Patrice D, y perdait tous ses matchs avec bonne humeur, sa seule contrariété était de s’être levé à 7h un dimanche pour prendre une grosse taule, jusqu’au jour où y s’est rendu compte que si y gagnait y rentrait pas plus tard alors comme c’est un gars qui réfléchit pas trop, maintenant y gagne…

Samy est un véritable métronome, son service est toujours aussi merdique mais comme l’autre en face il est surpris de tant de naïveté il fait pas attention et avant qu’il ait compris il s’en prend une énorme dans la gueule, généralement quand il a pigé le match est fini, alors Samy  y revient s’asseoir en disant « alors là y vaut pas son classement çuilà ». Stéphane lui c’est un cas, il a passé la première partie de la saison à dire qu’il ne savait plus jouer (ce qui sous entendait qu’il avait su un jour…), que ça lui cassait les couilles, et patati et patata (une vrais gonzesse), et puis un jour il est revenu avec un visage de winner, on ne sait pas ce qu’il c’est passé, une sorte d’illumination après un concert de Yannick Noah paraît-il. Maintenant il arrive même à battre des NC ! Une illumination je vous dis !

 

Tout ça n’est pas le fruit du hasard. Comme il semble tout à fait improbable que ce soit le doigt de Dieu qui se soit posé sur nous et que nous sommes définitivement opposés à l’utilisation de toute substance illicite (hormis le sauvignon et le pâté de lapin de contrebande) il fallait bien se rendre à l’évidence, la D3 a embauché un préparateur psychique de tout premier plan, une sorte de gourou pongistique qui fonctionne au ptit blanc. Un gars comme nous finalement sauf que son discours d’une limpidité déconcertante à ouvert en nous des potentiels insoupçonnés :

 

« tu lui fais un petit service de merde sur son coup droit, y te la remet comme y peut, tu lui coupe dans son revers et comme il a un picot de pédé, bah, tu lui bourrine la gueule ! »

 

Voilà, cette métamorphose n’a toutefois  pu se faire sans dégâts et c’est avec une tristesse sincère et profonde que nous pleurons la disparition de notre vaillant Patrice M, notre petit soldat, notre don quichotte… Ah ! tu nous manques tellement, Patrice, mes amis, mes coéquipiers, que dis-je, mes frères et ma soeur, s’associent à ma peine et c’est avec une affection non feinte ni dissimulée que nous te dédions notre prochaine victoire…

 

Pat

mercredi, février 13 2008

Souvenir de Treffieux...

21 octobre dernier, 8h30 du matin, nous roulions encore endormis après une nuit trop courte, quelques relents d’alcool frelaté mélangés à d’horribles effluves de déodorant sensées dissimuler des toilettes succinctes hantaient la BMW de manouche qu’avait dû piquer Luc le matin même. Je me suis rendu compte que quelque chose n’allait pas lorsque Luc nous avoua être incapable de mettre le chauffage dans sa putain de caisse… Il faisait –4°C dehors… Quand tu piques une bagnole tu penses pas toujours à lire la notice, c’est humain. J’étais de plus en plus inquiet, à un moment ma vue se brouilla, journée de merde, j’aurais pas dû finir le Jameson hier soir, la prochaine fois je regarderai Patrick Sébastien et j’irai au pieu…

 

En fait personne le connaît vraiment Luc, on est dans sa bagnole pourave en pleine cambrousse un dimanche matin, si ça ce trouve il est pas clair le mec, ses grosses chaînes sur son torse velu, ses bagouses, son éternel teint halé, son sourire avenant, ça pu le milieu nantais à plein nez… Tu y crois toi à ses prétendus séjours « professionnels » dans des îles que tu saurais même pas placer sur la carte ? En fait je m’suis laissé dire qu’il avait des embrouilles avec un caïd du coin, une histoire de paris truqués, et qu’il était parfois obligé de se mettre au vert pendant que ses lieutenants arrangeaient la chose…Tu as déjà essayé de parler de bourrins avec lui ? les courses c’est son truc, et j’te parie sur le 13 placé à 50 contre 1, merde, y pouvait pas gagner le 13, c’était pas possible avec une côte comme ça, j’aurais dû me méfier ! Ce mec il est pas clair !

 

Je ne suis pas rassuré du tout, on se rapproche de Treffieux (qu’est ce que je vais foutre à Treffieux avec ce type un dimanche à l’aube, ça pue l’embrouille !), les autres ne disent rien à l’arrière, ils n’en mènent pas large, ce ne sera pas la peine de compter sur eux quand il y aura de l’action ! Ma vue se brouille encore, ah non c’est la buée sur le pare-brise, putain de chauffage à la con ! On tourne en rond, demi tour, marche arrière, il cherche quelque chose c’est clair, clignotant, on rentre dans une sorte de cour, y a pas un chat, c’est lugubre, là j’ai carrément les fouasses, il a pas dit un mot depuis qu’on est parti, il se contente de me regarder avec un sourire en coin à te glacer le sang.

C‘est le moment de prendre une décision et une bonne, je ne suis pas armé mais je vendrai chèrement ma peau ! ma raquette ! mes revêtements sont neufs fait chier, tant pis, je les sacrifie, de toute façon si je meurs ils ne me servirons à rien (j’aurais tellement voulu être 70 avant de mourir…) . C’est décidé, dès que je sors de cette bagnole je lui fous un moche de coup de raquette dans sa gueule et j’me barre en courrant ! j’ouvre la portière, elle cède, je mets un pied par terre l’air de rien, ne pas paniquer, réfléchir, je l’attaque en coup droit, de toutes façons en revers je suis une grosse daube et puis Cécé ma dit que j’avais un bon coup droit alors…en une seconde je me remémore tous les conseils du coach : bien fléchi sur les jambe, rotation du corps, le geste ample, l’accélération du poignet, vers l’avant ! TOUJOURS VERS L’AVANT !

Là, quelqu’un m’a secoué, me disant qu’on était arrivé, qu’il était temps que je me réveille : « eh Patrice ! tu joues en A on t’a mis en premier alors magne toi l’cul !

 

4h plus tard on avait perdu 11-9 (comme d’hab) et j’avais fais 0 (comme d’hab), c’était ma première rencontre avec la famille Rouleau (patate et Stéphane), la seconde a eu lieu vendredi dernier…On a perdu 11-9…

 

Pat

mercredi, janvier 30 2008

Fin de série, on solde en D3

Comme disait le célebre mathématicien Norvégien Loarsen "plus une série dure plus elle se rapproche inexorablement de sa fin" la maintenant non moins célebre D3 Héricoise a prouvé dimanche dernier  qu'en sport (excepté au PSG) la loi mathématique est respectée au même titre que le rituel du p'tit blanc de 10h. Tiens en parlant de p'tit blanc, force est de constater que nos invités ne montrent pas le même esprit d'équipe ni la même convivialité virile que notre belle D3, jamais nous n'avons vu nos adversaires faire la pause pâté/sauvignon juste après le double de la B, tradition maintenant bien ancrée dans la vie associative du HTTC, mais je m'égare...

Donc la D3 jouait dimanche à la maison contre Saffre pour égaler le record de 11/9 détenu depuis 2001 par une obscure équipe de la banlieue du Puy en Velay (8 d'affilé!), il va sans dire que cette incroyable performance nous aurait propulsé au firmament journalistique et nous aurions illico presto troqué l'avant dernière page de l'Eclaireur pour la une de l'Equipe. Oh! nous y croyions tous, d'autant plus que nous avions décidé de ne rien laisser au hazard, croyant avoir fort à faire avec une équipe de Saffre renforcée au mercato (ils se renforcent tous avant de nous rencontrer, y'z'ont les fouasse les pov' fiotes!) nous avions décidé lors d'un conseil de guerre houleux de nous renforcer aussi en faisant descendre deux pensionnaires de D2: Charles et Seb. ET BIEN NOUS AVONS EU RAISON!

Charle H (je ne donnerai pas son nom entier par respect pour sa famille) nous a gratifié d'un numéro de haut vol pingpongistique. Voyant que l'on prenait directement le chemin d'une victoire trop facile dénuée de toute once de gloire, il mit un point d'honneur (car on a de l'honneur monsieur chez les Frasson -oups, je l'ai dit) a perdre contre un vulgaire 75, et oui 250 points d'avance ne lui ont pas fait peur! C'est un C. Henry timide comme un petit garçon  que nous avons vu rater consciencieusement tous ses tops, s'emmêler avec jubilation les compas puis au final nous jouer le grand numéro du mauvais perdant insultant son adversaire "pauv'con si tu voulais gagner t'avais qu'à l'dire on se s'rait pas fait chier à jouer!". AH J'ADORE !!

Bon , ici je dois quand même avouer que le talent de C.H.F aussi grand soit-il, n'a pas permi de contenir les assauts dévastateurs de Samuel et Patrice D, 7 points à eux deux! Patrice M et Stephane ont tout fait pour freiner leurs ardeurs en perdant à qui mieux mieux mais ça n'a hélas pas suffi...

Voilà, au final on repart avec un 12-8 peu glorieux et une avant dernière page dans l'Eclaireur, triste fin de série, l'ombre de Loarsen planera toujours au dessus de notre D3, nous retombons dans l'anonymat, anonymat que nous n'aurions sans doute jamais dû quitter. Qui sait, nous venons peut être de commencer une série de 12-8! Attention Brivet nous arrivons...

PAT

lundi, janvier 14 2008

Ne l'appelez plus D3

Le moins que l'on puisse dire c'est que en D3 nous sommes sacrément fidèles, nous mettons un point d'honneur à perdre 11/9 à chaque rencontre, et ce n'est pas si évident qu'il n'y parait! Tiens dimanche dernier, nous avons rencontré une équipe de Couëron largement renforcée depuis la phase allée, malgré une entame de match catastrophique (on devait perdre 6-1 après moins d'une heure) nous nous sommes une fois de plus révoltés et avons jeté toutes nos forces dans une bataille pourtant a priori perdue d'avance, quelle bravoure dans les victoires de Luc qui refusa de mourir sans avoir trempé au moins trois maillots , et Fabien enragé comme au plus beau jour qui terrassa un géant sans trembler, que dire de cette folle partie qui vit au crépuscule de ses forces Stephane vaincre en 5 sets acharnés un diable de putain de bourineur au coup droit dévastateur. Quelle émotion jubilatoire à l'issue d'un double d'anthologie ou Patrice D et Fabien sauvèrent 2 balles de match au 4ème set avant de venir à bout, sans trembler, de leurs valeureux adversaires 17-15 dans une dernière manche qui restera à tout jamais gravée dans les annales du club. De quelle maitrise technique et mentale a encore dû faire preuve Patrice D pour aller une fois de plus chercher ses trois victoires épiques, c'était beau à en pleurer (d'ailleur Cécé a beaucoup pleuré en nous voyant). La palme de l'apothéose (ça veut rien dire mais ça en jette) revient évidement à Fabien dans un dernier match d'une tension palpable insoutenable, alors que nous étions revenus à 10-9, a réussi l'incroyable exploit de perdre sans coup férir afin que nous ne revenions pas penaud, la queue entre les jambes avec un déshonorant 10-10 qui nous aurait rendu la risée de toute une ville. Alors du fond du coeur merci Fabien, de la part de tout le club, grâce à toi nous avons une fois de plus réussi à être fidèle à une tradition maintenant profondément ancrée dans l'histoire du HéricTT club : LA D3 A ENCORE PERDU 11-9.

Patrice D